Rédaction web

Qu’est-ce que le copywriting ? Définition et techniques de rédaction publicitaire

Le copywriting… Beaucoup en parlent, mais qu’est-ce que c’est exactement ? Ou plutôt, qu’est-ce que ce n’est pas ? Car, non la rédaction web n’est pas du copywriting, non l’écriture optimisée pour le référencement sur les moteurs de recherche n’est pas du copywriting. Certes, ces deux modes de rédaction empruntent souvent des techniques de copywriter (call to action, story telling) mais leur but est différent. Car c’est seulement par son objectif que le copywriting se définit, celui de séduire le lecteur pour l’amener à réaliser une action. Mais n’entrons pas trop dans les détails, nous avons 5 000 mots pour comprendre ensemble (enfin surtout vous !), ce qu’est concrètement le copywriting, les avantages de cette technique marketing, ses limites aussi, le tout avec plein exemples à l’appui. Bref ! À la fin de cet article, vous saurez tout ce que vous devez savoir pour mettre en place une stratégie de copywriting payante. Allez ! On branche son cerveau et on se lance dans la lecture du pavé qui va changer votre manière de concevoir la rédaction marketing (au moins ça).

Le copywriting, c’est quoi ? À quoi ça sert ?

copywriting : définition et explication du concept

Le copywriting, c’est un concept marketing anglo-saxon que l’on peut traduire par « rédaction publicitaire ». Pour vous donner un exemple concret… Connaissez-vous la série Mad Men ? Si non, sachez que c’est un show américain qui situe son action dans le New-York sexiste des années 50-60, au plein cœur d’une agence de publicité. Le héros de cette série n’est autre que le très charismatique Don Draper, un marketeur grassement payé à boire des verres de whisky et à inventer des slogans accrocheurs pour les campagnes de pub des clients de son agence : un pur travail de copywriter.

Évidemment, le copywriting moderne est un peu différent (voire beaucoup). Les techniques de persuasion et de séduction marketing ont beaucoup évolué et sont devenues plus agressives à mesure que la publicité est devenue un élément quotidien de notre vie.

Ce phénomène s’est encore accentué avec le développement d’Internet et des réseaux sociaux où l’attention active des utilisateurs est réduite à son minimum. En effet, selon des études sérieuses, la capacité d’attention moyenne d’un internaute est de seulement quelques secondes. Un court laps de temps que vous devez mettre à profit pour faire passer toutes les infos nécessaires sur votre produit (ou votre service) et amener votre prospect à réaliser une action. Évidemment, pas n’importe qu’elle action, mais celle que vous souhaitez le voir entreprendre comme :

En savoir plus sur vous, votre marque, vos produits et vos services (via un lien vers votre site ou celui d’un partenaire).

S’abonner à votre flux (réseau social, newsletter, chaîne YouTube).

Conclure (souscrire à votre offre, effectuer une demande devis, acheter un produit…).

J’utilise le terme « conclure » à dessein, car les techniques de copywriting sont, par de nombreux aspects, très proches des techniques de séduction sur les sites de rencontre. Eh oui, sur Tinder quand on n’a pas d’abdos, il vaut mieux savoir manier les mots !

Les différents types de copywriting

Dans le cadre d’une stratégie de webmarketing efficace, il faut savoir adapter votre type de copywriting à vos objectifs et à votre client cible. Je vous présente donc les principaux types de copywriting que vous avez forcément déjà rencontrés et que vous serez amenés à utiliser si vous souhaitez réussir sur le Net.

Le copywriting direct ou d’incitation à l’achat

Lorsqu’il est question de copywriting, c’est souvent à celui d’incitation à l’achat qu’on se réfère. La raison ? C’est le plus visible. Son objectif est simple, vous convaincre d’acheter, de vous abonner tout de suite, maintenant, sans plus tarder. Ce type de message publicitaire se caractérise par son aspect synthétique et direct, ainsi que par le sentiment d’urgence qu’il cherche à vous transmettre. Concrètement, on essaye, en 2 ou 3 phrases, de présenter un problème et de proposer de le résoudre grâce à sa solution avec un bonus en prime. En général, ce type de message se termine par un call to action.

Exemple : « Votre site n’est pas visible sur les moteurs de recherche malgré tous vos efforts ? Notre équipe d’experts du référencement a développé une stratégie SEO qui a permis à tous nos clients de multiplier par 10 leur audience en seulement 3 mois. Vous voulez en savoir plus ? Téléchargez notre e-book gratuit « réussir son SEO 2020 en 20 techniques » en inscrivant votre mail et profitez de notre offre « nouveau client » valable seulement 10 jours.

Efficace pour :

les squeeze pages (collecte d’e-mail)

les Home page ou pages d’accueil

les pages de contact

Les pubs Facebook et Instagram (social ads)

Le copywriting marketing

Si le copywriting direct peut être comparé à un sprint, le copywriting marketing se rapprocherait plus d’un semi-fond. Ici, le principe reste le même, mais le copywriter a une plus grande latitude pour dérouler son discours. On insiste beaucoup plus sur les problèmes et difficultés rencontrés par le lecteur, on cherche à établir une connivence avec lui afin de lui donner confiance, puis on aborde sa solution et on vend ses qualités (surtout ses résultats) grâce à des données (témoignages, tableaux) claires et précises. Avec ce type de copywriting, le côté marketing est plus diffus, mais est tout autant présent que dans n’importe quel texte publicitaire. On peut rapprocher ce type de rédaction web maketing du brand copywriting (copywritIng de marque).

Exemple : https://www.youtube.com/watch?v=gxXhwaZewlQ

Efficace pour :

les Landing page

les Newsletter

l’e-mailing (email copywriting)

Le copywriting SEO

Le but d’un rédacteur web SEO est de rédiger du contenu de manière à se placer en première page sur une requête précise de l’internaute afin de générer du trafic sur un site. L’écriture de ces contenus n’est pas forcément marketing, et peut se contenter de n’être qu’informative. Mais dans certains cas, la rédaction SEO est forcément teintée de copywriting, notamment dans le e-commerce ou l’affiliation. Il faut donc savoir écrire pour les moteurs de recherche et vos propsects. Un équilibre pas toujours simple à respecter.

Exemple : tout article de blog optimisé pour le SEO et à but transactionnel

Efficace pour :

les fiche produit

les descriptions de catégories

les landing pages

Les bénéfices du copywriting

Une bonne stratégie de copywriting est profitable d’un point de vue quantitatif autant que qualitatif. D’un côté, vous allez pouvoir augmenter votre audience et de l’autre, profiter d’un meilleur rendement. Grâce aux techniques de conception-rédaction vous allez donc :

  • enrichir votre Branding par du contenu pertinent et attractif ;

  • avoir une meilleure visibilité en ligne (copywriting SEO) ;

  • augmenter votre liste de contact/prospects ;

  • améliorer votre taux de clics et de conversion ;

  • obtenir un meilleur ROI (retour sur investissement),

Le copywriting est donc un outil essentiel lorsque l’on veut réussir dans le business en ligne (et les autres !). Mais pour y parvenir, il faut savoir utiliser les méthodes qui ont fait leurs preuves comme celle que je vais maintenant vous présenter avec moult exemples copywriting pour que vous saisissiez bien le concept.

La méthode AIDA : le copywriting pratique

Le modèle de copywriting AIDA est certainement l’une des méthodes de marketing les plus performantes. Il appuie sur tous les leviers psychologiques qui nous poussent à la consommation. Comment cela se présente concrètement ? Voici un graphique très simple pour vous l’expliquer.

Comme vous pouvez le voir, cette méthode n’a rien de révolutionnaire. Elle utilise des procédés de communication et de séduction (les deux mamelles du marketing) universels.

L’attention

Vous captez l’attention d’un client cible par une image ou un titre accrocheur. À cette première étape, on ne fait pas encore appel à sa réflexion, mais à ses réflexes. L’objectif est d’induire en lui un premier sentiment de positivité, de confort et d’envie, avant même de savoir ce que vous proposez.

Exemple : image d’une femme en débardeur blanc allongée sur le côté dans un lit dans des draps blancs qui arrivent à sa taille. Une main est posée sur son ventre alors qu’elle dort paisiblement.

L’Intérêt

Vous suscitez l’intérêt de ce même buyer persona avec des faits, des affirmations concrètes et universellement admises. Ici, le but est de commencer à faire appel à sa réflexion et non-plus seulement à ses émotions. Les faits, plats et sans fioritures, son très utilises pour cela. Ils permettent de créer directement une connivence avec votre lecteur ou votre interlocuteur. Si vous n’êtes pas convaincu, pensez à vos repas de famille, rien de mieux pour faire acquiescer toute la tablée qu’un bon lieu commun universel : « De toute façon ça nous rendra pas plus riche à la fin du mois ! », « Il y a plus de saison », « Vivement les vacances, hein ? ».

Exemple : « En moyenne, les gens ont besoin de 8 heures de sommeil par nuit pour être en forme »

Le désir

Pour faire naître le désir, vous devez jouer sur les émotions et un sentiment de « manque », tout en restant positif et léger. En effet, le désir ne naît pas d’une émotion négative. Si une(e) beau(belle) inconnu(e) vous regarde avec mépris, aucun risque que vous soyez attiré(e) par lui (elle). Si il (elle) vous lance un regard trop appuyé de désir, cela peut également vous déplaire. En revanche, un simple coup d’œil accompagné d’un sourire seront toujours bienvenus.

En écriture persuasive, c’est la même chose. En étant trop négatif (« vous avez mal au dos tous les matins en vous levant ? », « vous dormez mal et voudriez changer cela ? ») ou trop agressivement friendly (« parce que nous voulons prendre soin de vous et de votre sommeil… », « vous méritez ce qu’il y a de mieux… »), vous risquez de refermer d’un grand claquement, la minuscule fenêtre d’intérêt que le prospect vous accorde. Le désir naît parce que l’on s’imagine le futur plaisir, le futur bien-être de l’utilisation d’un objet ou de la fréquentation d’une personne.

Exemple : Nos matelas sont fabriqués dans un coton renforcé qui épousera parfaitement les formes de votre corps. Les matelas « sommeil du juste » fournisseur de rêves depuis 1970.

L’Action

Normalement, si toutes les étapes précédentes ont été respectées, l’appel à l’action (call to action) ne devrait être qu’une formalité. Bien que cela puisse paraître évident, la clé de la réussite de cette dernière étape est qu’elle soit visible. De même, il vaut mieux ne pas l’imposer avec une fenêtre pop up qui surgit de nulle part et prend soudainement tout l’espace de l’écran. Enfin, l’appel à l’action doit également être attractif (évitez les « cliquer ici ») et correspondre à ce que votre client trouvera sur la page de destination.

Exemple : « voir notre gamme de matelas » / acheter votre nouveau matelas / Trouver votre matelas.

Exemples de copywriting marketing et de mise en place de la méthode AIDA

Vous le constatez, la méthode AIDA peut être dévastatrice si vous l’utiliser à bon escient. Car, contrairement à ce que vous pourriez penser, ce n’est pas une technique de copywriting aussi simple que cela à mettre en place. Vous ne croyez pas ? Je vous ais préparés plusieurs exemples copywriting qui utilisent le modèle AIDA, mais sans en maîtriser toutes les étapes.

Exemple copywriting (méthode AIDA) réussi

Comme vous le voyez, toutes les étapes sont respectées et s’enchaînent logiquement.

Attention : l’image avant et après capte le regard et on comprend tout de suite la thématique (avoir des abdos).

Intérêt : message d’intention positif général qui ne peut que susciter l’adhésion.

Désir : un objectif alléchant + mystère (« mes secrets ») = désir.

Action : appel à l’action visible + simplicité du message.

En décodant cette image, on peut penser que le copywriting est une science très simple et à la portée de tous. Ce n’est qu’ en partie vrai, car l’esprit de synthèse, la créativité et l’équilibre que cela demande ne deviennent naturels que grâce à une pratique assidue de ces techniques marketing. Si vous ne me croyez pas, je vous ai préparé un autre exemple de copywriting appliqué un peu moins abouti.

Exemple de copywriting « raté »

Attention : La jeune et charmante Julie (pourquoi Julie ?) attire notre regard, alors que c’est son pantalon qui devrait nous intéresser (on l’apprend plus tard). On ne sait absolument pas quel est le sujet de la pub avec cette image.

Intérêt : Julie s’engage… Grand bien lui fasse, mais Julie ne me concerne pas. D’autant plus que le « notre avenir » m’inclut dans une Humanité vague et indéfinie qui ne s’adresse pas directement à moi. Le mystère de « l’engagement de Julie » se situe à l’étape Intérêt alors que cette étape doit rassembler autour d’une idée forte et engageante. Ici, la frustration l’emporte sur l’intérêt.

Désir : Le mystère entourant l’engagement de Julie est résolu. Elle a choisi un jean éco-responsable. Je connais maintenant la vérité sur Julie, ma curiosité est étanchée, je sais enfin de quoi parle cette publicité.

Action : Mon attention est alors redirigée vers le jean porté par Julie puisque je ne vois aucun appel à l’action. Si je veux continuer à naviguer en dessous de la ligne de flotaison du site, je dois actionner le curseur de ma souris (ce qui est indiqué nulle part).

Alors, vous voyez ? Pas si simple de maîtriser tous les aspects du copywriting 😉

8 techniques de copywriting qui marchent à tous les coups

Si vous voulez maîtriser l’art du copywritng et améliorer vos techniques de webmarketing, voici quelques astuces de rédaction qui vous permettront d’être un meilleur copywriter. Vous pouvez (devez) les utiliser dans tous vos textes commerciaux, vos articles, vos newsletters, vos landing page… Partout !

Technique copywriting n°1 : vendre les bénéfices

Peu importe le service que vous défendez, les produits que vous commercialisez, votre but sur Internet, c’est de vendre. Mais avant de vendre (effectuer une vente), il faut vendre (mettre en valeur) vos produits et vos services. Pour y parvenir, la meilleure méthode marketing est de mettre en avant leurs bénéfices. Vous pouvez parler de leurs fonctionnalités, de leurs caractéristiques, mais ce que les consommateurs recherchent, c’est une solution à leur problème, et veulent donc connaître, avant tout, les avantages que vous pouvez leur apporter.

Exemple: Toute l’offre de films et de séries Netlfix pour seulement 15 euros par mois (fonctionnalités)/ 150 classiques du cinéma et les dernières sorties ciné et séries vous attendent sur netflix pour seulement 15 euros par mois (bénéfices).

Comment mettre en place cette technique :

Faites une liste de l’ensemble des fonctionnalités/types de produits/services de votre offre. À chaque fois, notez les bénéfices correspondants que cela apporte à vos clients. Une fois que ce premier travail est effectué, vous pouvez créer un espace sur la page d’accueil de votre site où vous listez, de manière simple et intelligible, tous ces bénéfices.

Technique copywriting n°2 : raconter une histoire

Ne vous inquiétez pas, vous n’aurez pas à commencer chacun de vos textes publicitaires avec un « il était une fois ». Non, parfois, une histoire peut s’écrire en quelques mots, en un slogan ou même une image :

L’art du story telling est très puissant pour créer une connivence avec votre lecteur, le captiver et lui inspirer des émotions. Il y a deux manières de raconter une histoire pour vendre.

La première consiste à raconter l’histoire d’un client, l’histoire d’une personne qui a utilisé votre service, en gros, un témoignage :

Une variante de cette technique est de raconter une histoire pour vendre le « service ». Le meilleur exemple de ce type de story telling, vous pouvez le trouver dans vos SPAM :

L’autre manière de faire du storytelling, c’est de raconter l’histoire de votre lecteur, en l’incluant dans le processus d’achat. Le meilleur moyen d’y parvenir, c’est de lui présenter les conséquences de son achat, et surtout, les conséquences positives. Cette technique est utilisée par les associations et les boutiques e-commerce spécialisées dans les produits éco-responsable :

« Pour chaque produit acheté sur ce site, 5 % des bénéfices sont reversés à l’association … »

Ici, le client sait qu’il effectue une bonne action en achetant sur votre site. En consommant votre produit, il devient donc le héros de sa propre histoire. Le même résultat peut être obtenu avec un label « made in France ». Le consommateur participe à la grande histoire de l’économie française, il ne se contente pas d’acheter un simple jean.

Comment mettre en place cette technique ?

L’autre manière de faire du storytelling, c’est de raconter l’histoire de votre lecteur, en l’incluant dans le processus d’achat. Le meilleur moyen d’y parvenir, c’est de lui présenter les conséquences de son achat, et surtout, les conséquences positives. Cette technique est utilisée par les associations et les boutiques e-commerce spécialisées dans les produits éco-responsable :

« Pour chaque produit acheté sur ce site, 5 % des bénéfices sont reversés à l’association … »

Ici, le client sait qu’il effectue une bonne action en achetant sur votre site. En consommant votre produit, il devient donc le héros de sa propre histoire. Le même résultat peut être obtenu avec un label « made in France ». Le consommateur participe à la grande histoire de l’économie française, il ne se contente pas d’acheter un simple jean.

Comment mettre en place cette technique ?

Le story telling s’invite partout dans le copywriting. Vous pouvez l’utiliser dans la catégorie « qui sommes nous » de votre site en racontant toute l’histoire de votre entreprise avec moult détails. Utilisez-le également dans vos témoignages de clients, et diffusez-le parcimonieusement dans vos articles de blog.

Technique copywriting n°3 : répondre aux objections (avant même qu’elles soient énoncées)

« Vous ne croyez pas que mes techniques de copywriting sont efficaces ? Vous avez tort car… « 

Voilà le genre de questions rhétoriques (un peu lourde, je vous l’accorde) qui vous permettra de répondre aux critiques que des lecteurs pourraient formuler à l’égard de votre solution miracle. Cette technique est ultra efficace pour augmenter votre taux de conversion, car il suffit parfois d’un doute pour qu’un client abandonne son panier d’achat. Pour éviter que cela ne vous arrive, vous devez être capable de lister l’ensemble des critiques que l’on peut faire à l’égard de votre offre.

Par exemple : quel est la durée de garantie de votre produit ? Quels sont les délais de livraison estimés ? Le paiement sur site est-il sécurisé ?

Ces problématiques sont d’ordre général. En fonction de votre secteur d‘activités, vous devrez donc répondre à des objections particulières. La plupart des sociétés qui vendent des matelas offrent une durée d’essai de 100 nuits, car elles savent que c’est un produit que l’on ne peut acheter sans l’avoir testé au préalable.

C’est également le cas des logiciels et autres applications qui proposent une version d’essai de leur produit de plusieurs jours ou semaines.

Plus traditionnelle, la FAQ est aussi une bonne manière de répondre à toutes les questions et doutes des internautes.

Comment mettre en place cette technique :

Offrir des garanties, voilà ce que vous devez essayer de faire. Cependant, je vous déconseille de vouloir survendre de la confiance en répondant, par exemple, à des objections que personne ne ferait, cela est contre-productif. Certains sites (notamment de dropshipping ou de formation de piètre qualité) multiplient les labels, certificats et « diplômes » (exemple ici) qui n’ont aucune légitimité afin de s’en constituer une. C’est une très mauvaise idée. De même, au lieu de vanter sans cesse la qualité de fabrication de votre matériel, prouvez-la, avec une page dédiée qui présente l’ensemble du processus, un label certifié…

Technique de copywriting n° 4 : tenir vos promesses

Au départ de cet article, je vous ai annoncé que vous sauriez tout sur le copywriting, jusque-là, on peut dire que j’ai tenu ma promesse, non ? Eh bien faites de même lorsque vous voulez écrire pour persuader. Il n’ y a rien de plus frustrant pour un internaute que d’avoir l’impression d’avoir perdu du temps. Vous les connaissez ces pubs sur YouTube ou qui apparaissent de manière intempestive sur votre navigateur. Mais si ! Ces pubs horribles où quelqu’un vous explique comment vous allez gagner 5 000 euros par mois grâce à sa méthode de webmarketing et ses tunnels de vente révolutionnaires. Vous écoutez son discours pour connaître la technique et, spoiler, elle ne vient jamais. Une autre action de votre part est nécessaire, qui amènera à une autre action jusqu’à l’achat d’un PDF de très mauvaise qualité.

 

Ne soyez surtout pas ce vendeur de rêve. Au contraire, ne promettez que ce que vous pouvez apporter au moment où vous le proposez. Si vous écrivez un article de blog sur les techniques de copywriting qui marchent, n’allez pas appeler votre texte : 5 techniques de copywriting secrètes et révolutionnaires qui vont changer votre vie. Car en naviguant sur les autres liens sur la page de résultats Google, votre lecteur va rapidement se rendre compte que vos techniques, si elles fonctionnent, ne sont ni révolutionnaires et ni secrètes.

Technique copywriting n° 5 : vous mettre à la place de votre lecteur

Si vous avez choisi de faire de l’écriture promotionnelle votre activité principale, c’est que vous devez aimer jouer avec les mots, les expressions, les slogans et les phrases d’accroche. Vous êtes même peut-être un peu littéraire. C’est très bien, mais cela ne doit jamais empiéter sur votre efficacité. Un bon texte est un texte simple, aéré, et qui va à l’essentiel. Un bon slogan n’a pas vocation à être brillant, mais efficace. Vous pouvez trouver une formule amusante, qui fera rire vos lecteurs les plus subtils, mais va-t-elle le faire cliquer ou acheter ? Et les autres ? Vont-ils se sentir exclus par votre référence ?

Toutes ces questions, vous devez vous les poser avant de publier un contenu. Votre unique objectif doit être de rendre votre message publicitaire compréhensible par le plus grand nombre. Cela ne signifie pas que votre écriture doit être impersonnelle et ennuyeuse, bien au contraire. Mais vous devez apprendre à cadrer votre créativité pour qu’elle soit toujours au service d’un objectif précis. Si vous voulez vous « faire plaisir », écrivez des romans.

Technique de copywriting n°6 : Adressez-vous directement à votre lecteur

« Tu », « vous », « votre »… Ces pronoms sont « vos » meilleurs amis parce qu’ils donnent l’impression à « votre » lecteur qu’il est « vôtre » ami. Vous devez donc vous habituer à troquer le « on » impersonnel pour un « vous » plus inclusif et direct qui permet d’impliquer vos lecteurs, tout en restant poli. Plutôt qu’un : « on a l’habitude de penser que… », préférez un : « vous pensez peut-être que… » bien plus efficace. Certains optent pour le « tu », mais il est plus familier et doit donc être utilisé dans un contexte précis, notamment pour s’adresser à des jeunes (s’il on est jeune aussi) ou a une communauté déjà acquise.

De même, méfiez-vous des « je » « nous », « notre équipe », « notre entreprise ». Bien qu’ils puissent être de bons outils pour créer votre storytelling, vous devez avoir toujours conscience que votre lecteur s’intéresse d’abord aux avantages qu’il peut tirer de votre offre. La mine réjouie de votre équipe, l’incroyable histoire de la création de votre société passent au second plan.

Technique de copywriting n°7 : Des titre clairs et accrocheurs

Vous connaissez le contenu putaclic, autrement appelé le clickbait content en anglais ? Comme son nom l’indique, c’est un type de contenu fait pour attirer le clic d’une manière assez putassière, du style :

« Cette photo de Neymar va vous choquer (genre vraiment !) ».

« Les 10 indices que votre mec vous trompe (le 5 eme est ouf !) »

Bon, vous voyez l’idée, et je suis sûr que vous vous êtes déjà fait avoir au moins une fois par ce type de titre. Vous savez pourquoi ? Parce que c’est une manière très efficace d’attirer l’attention. La technique simple du :

«  vous savez ce qu’il y a dans ma poche ? Non ? Bah vous manquez quelque chose »

Malheureusement, si votre nom de domaine n’est pas un site consacré à l’actualité des stars, vous ne pourrez pas aller aussi loin dans la putasserie. En effet, insulter l’intelligence d’un lecteur n’est pas le meilleur moyen de s’attirer sa sympathie et de le convaincre de vous acheter votre produit. Contentez-vous de titres accrocheurs sans aller dans l’exagération. Les gens aiment beaucoup les tops, listes, infographies, guides ultimes, mais si lorsqu’ils cliquent sur votre lien, si ils n’ont pas ce qu’ils veulent (cf promettre seulement ce que l’on peut offrir), ils vont quitter votre site dans la seconde. En définitive, pour être certain que votre titre est bien dosé en clikbaiting, demandez-vous si vous cliqueriez dessus. Si la réponse est oui, c’est probablement un bon titre.

Technique de copywriting n°8 : du contenu de qualité

Le copywriting n’est pas le content marketing et ne répond pas aux mêmes règles d’écriture marketing. Cependant, cela ne signifie pas que vous pouvez dire tout et n’importe quoi dans vos articles. Pour persuader avec les mots, il faut faire appel aux émotions. Mais pour convaincre, il faut en appeler à la logique et aux faits. Soyez donc certain que tous vos contenus ne recèlent que des informations pertinentes et vérifiées. Vous vendez des services ou un produit, certes, mais vous vendez aussi de la valeur ajoutée à travers vos conseils gratuits et vos articles. Alors, essayez de dire le moins de bêtises possible.

Voilà ! Vous savez maintenant tout sur le copywriting (ou presque). Alors, si vous avez la plume facile, n’hésitez pas à vous tester. Il existe beaucoup de possibilités sur Internet pour vous exercer. Vous pouvez écrire pour des plateformes de rédaction, pour des blogs qui ont besoin de rédacteurs commerciaux, pour votre propre blog, site internet ou e-book. L’important est d’acquérir de l’expérience, de vous perfectionner et d’utiliser à bon escient toutes les techniques de copywriting extraordinaires que je viens de vous révéler. Pour vous former, vous pouvez également consulter de très bons livres comme ceux que je vous propose en fin de FAQ (de rien!).

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FAQ copywriting : 4 questions sur le copywriting

Le métier de copywriter ou de concepteur-rédacteur est intimement lié au monde de la pub. Pour débuter une carrière dans le domaine de la rédaction publicitaire, le sésame est bien sûr un parcours complet en marketing. Mais d’autres voies sont envisageables comme la communication ou le journalisme. Peu importe votre choix de cursus, BTS Communication, Bachelor webmarketing, MBA Marketing, aucun de ces diplômes ne vous octroiera le titre tant convoité de copywriter. Cependant, ils vous permettront d’acquérir un socle de connaissances nécessaire à l’exercice de cette activité. Vous devez, à-côté, vous former vous-même à ce métier, et surtout, créer et publier du contenu commercial pour prouver vos aptitudes rédactionnelles. En effet, c’est l’efficacité qui est avant tout recherchée par les entreprises et professionnels du webmarketing. Vous faire remarquer pour la qualité de vos slogans sera donc beaucoup plus efficace pour votre carrière que de multiplier les diplômes.

Un rédacteur concepteur doit avant tout faire preuve d’une grande élasticité d’esprit. Il doit pouvoir se mettre à la place d’individus, de communautés, dont il ne partage pas les goûts et les intérêts. Il doit donc être en mesure d’adapter son écriture à son public. Il doit toujours maintenir un équilibre entre créativité et respect des consignes de ses clients. Le but n’est pas de trouver le meilleur slogan, la phrase d’accroche la plus littéraire, mais celle qui sera la plus efficace. Les recruteurs et potentiels clients cherchent donc des profils avec :

  • une large culture générale ;

  • de la curiosité et des dispositions à apprendre rapidement ;

  • une aisance rédactionnelle ;

  • une maîtrise parfaite des règles de l’orthographe et de la grammaire ;

  • une connaissance et une maîtrise des médias digitaux et de leur mode de communication.

Les copywriters sont actuellement très prisés par les entreprises, notamment celles qui essayent de percer sur Internet et les réseaux sociaux. On voit actuellement beaucoup de postes de community manager, de créateurs de contenus, de rédacteur web se créer. Il y a donc de bonnes perspectives de carrière et de l’emploi dans le secteur du copywriting si, et seulement si, vous intégrez une société spécialisée dans le marketing, la communication ou le commerce. Malheureusement, en indépendant, le métier de copywriter reste encore assez précaire, surtout si vous n’avez pas un réseau professionnel solide derrière vous. Vous allez devoir travailler gratuitement au départ ou brader vos services. À terme, cependant, cela peut devenir payant (ou pas).

Sur Amazon, en tapant le mot-clé « copywriting » vous verrez de nombreuses références pour des e-books de 10 euros faisant une soixantaine de pages. Je ne peux pas présumer de leur contenu, mais il vaut mieux se tourner vers des valeurs sûres pour débuter. Je vous conseille donc la lecture et l’étude de deux livres pour approfondir les thématiques que j’ai abordées dans cet article. Le premier est la boîte à outils « écrire pour le web » et le second est Copywriting – Rédaction Publicitaire – Vente: Texte Publicitaire pour Marketing Professionnel. Deux excellentes entrées en matière qui vous permettront de vous lancer sérieusement dans le copywriting.